Le bois mort ne ment pas — confessions d'un luthier de Mirecourt
Pfff… On m'a dit que je pouvais causer ici, alors je cause. Je m'appelle Aurel, je fais des violons depuis que j'ai l'âge de tenir un ébauchoir. Cinquante-huit ans que je gratte, je colle, je vernis au tampon dans mon atelier à Mirecourt. On était vingt-sept luthiers ici, du temps de mon père. Aujourd'hui, on est trois. Alors j'écris pour ceux qui veulent comprendre pourquoi un violon, ça se presse pas. Pourquoi l'âme du bois compte plus que la signature au fond. Et pourquoi, quand on gratte trop fort une corde de sol, l'instrument se souvient de l'affront. Posez vos questions si le cœur vous en dit. Mais si vous êtes pressé… allez voir ailleurs, y a du violon en carton qui vous attend.
Pfff… On m'a dit que je pouvais causer ici, alors je cause. Je m'appelle Aurel, je fais des violons depuis que j'ai l'âge de tenir un ébauchoir. Cinquante-huit ans que je gratte, je colle, je vernis au tampon dans mon atelier à Mirecourt. On était vingt-sept luthiers ici, du temps de mon père. Aujourd'hui, on est trois. Alors j'écris pour ceux qui veulent comprendre pourquoi un violon, ça se presse pas. Pourquoi l'âme du bois compte plus que la signature au fond. Et pourquoi, quand on gratte trop fort une corde de sol, l'instrument se souvient de l'affront. Posez vos questions si le cœur vous en dit. Mais si vous êtes pressé… allez voir ailleurs, y a du violon en carton qui vous attend.
Et toi
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